A chacun de nos passages dans les auberges regorgeant de voyageurs de tous horizons, les discussions aboutissent la plupart du temps sur les periples de chacun, les conseils et coups de coeur ainsi que les bons plans ou encore les pieges a eviter sur les lieux deja visites ou restant a explorer par les "routards". Au fil des conversations, donc, il est souvent ressorti que Panama City avait d'etranges airs de Miami (!!). Apres pratiquement 2 mois en Amerique Centrale, ayant traverse la plupart de ses capitales, ces jugements nous parurent pour le moins etonnants... Cela restait ainsi jusqu'au moment ou nous sommes arrives a vue de la capitale panameenne et avons en effet pu observer par nous-memes un skyline digne des plus importantes megalopoles americaines. Cela tombait bien, car a peine 3 mois apres nos demissions, La Defense commencait a nous manquer serieusement...(!!)  Le contraste que nous constatons d'emblee, entre ces immenses tours, symboles d'un centre bancaire et de commerce international, riche des ressources generees par le fameux Canal, et les quartiers plus que populaires que nous traversons en taxi des notre arrivee, nous laisse perplexe. Ce pays, independant de la Colombie depuis seulement un gros siecle, dont la devise a une parite fixe alignee sur le dollar US (d'ailleurs la plupart de la monnaie en circulation est americaine) est donc intrigant. Sa capitale, melange d'evidentes richesses et d'une pauvrete extreme, sa situation entre 2 continents, la beaute de ses plages et archipels (Bocas del Toro, San Blas...), ses regions toujours hantees par les guerilleros (notamment le Sud, fortement deconseille aux touristes), sa population cosmopolite et bien sur son Canal. Nous arrivons donc (pour loger) dans le quartier colonial de Casco Viejo, situe sur l'une des rives de la baie, avec une vue faisant immediatement penser a une photo de Manhattan depuis Brooklyn. Des notre arrivee, tant le chauffeur de taxi, que la reception de l'hotel, un local travaillant pour la securite du president ou meme une touriste panameenne, nous avisent de ne surtout pas nous aventurer dans les "red zones", apparemment tres dangereuses meme de jour. Ceci illustre parfaitement le paradoxe de la capitale et le sentiment etrange qui nous habite - en effet, une de ces zones rouges debute a seulement une centaine de metres derriere notre hotel alors que l'ambassade de Grande-Bretagne est situe juste en face de notre hotel, le palais presidentiel a 200 metres a peine et d'autres amabassades sont dispersees dans ce quartier du Casco Viejo, le rendant l'endroit le plus sur de la ville ou il est frequent de croiser des gardes armes de jour comme de nuit... Nous pouvons donc passer d'un environnement potentiellement tres dangeureux a un lieu tres securise en franchissant seulement quelques rues!  Malgre les magnifiques monuments coloniaux, les richesses de la ville tant economiques qu'historiques, la ferveur de ses rues populaires (notamment le lendemain de la mort de Michael Jackson ou des rues entieres etaient rythmees par les tubes du roi de la pop, vendus sur DVD graves durant la nuit par le plupart des echopes de rue - bel hommage. Beaucoup de clip du "Gloved One" dans les rues donc mais aucune serie des "Droles de dames", la pauvre Farrah Fawcett ayant eu la mauvaise idee de deceder a quelques heures d'intervalles avec le plus renomme Michael Jackson...), bref, nous avons eu du mal a cerner cette ville, qui restera un excellent souvenir mais demeurera toutefois tres mysterieuse.   Le Canal de Panama En 1513, Balboa (pas Rocky, l'autre, celui dont le nom a par le suite ete utilise pour nommer la devise nationale ainsi que l'une des bieres favorites des panameens) est devenu le premier europeen a poser les yeux sur le Pacifique, les indiens lui ayant en ce temps parle d'une immense et riche civilisation entouree d'or (se referant probablement aux Incas) de l'autre cote des montagnes de l'isthme. Bref, meme si l'idee a ete evoquee au XVIe siecle par les espagnols, c'est bien aux francais que revient le merite d'avoir donner les premiers coups de pelle du Canal, bien que ce sont les americains qui acheveront le projet en 1913.
Nous visitons le "lock" de Miraflores, l'une des 3 ecluses permettant le transit des navires cote Atlantique. Lors de cette visite, nous visionnons une video de l'histoire du Canal et parcourons son musee. Ensuite, nous restons sur le point de vue amenage le temps d'observer le franchissement de l'ecluse par 2 ou 3 bateaux (dont un CMA CGM, les interesses se reconnaitront!). Meme si nous nous etions imagines quelque chose de plus spectaculaire, l'ecluse et les bateaux sont tout de meme impressionnants, mais c'est surtout l'histoire mouvementee du Canal que nous retiendrons. En bref, meme si elle fait partie des "incontournables" d'un sejour au Panama, la visite du Canal n'est pas sensationnelle, d'autres sites meritant selon nous plus le detour. |